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META TA PHUSIKA

24/05 - 30/06

visuel recto carton

Isabelle Arthuis propose une mise en espace et en couleur de la série "Meta Ta Phusika", 24 photographies N&B et une vidéo réalisées en 2004 lors de son séjour au Brésil. L'installation pour l'Atelier de la Gare s'inspire de l'oeuvre de l'artiste brésilien Helio Oiticica, "Penetravel Magic Square" #5, De luxe, de 1977.

Marquée par la découverte de l'abstraction brésilienne, l'artiste tente de retrouver dans l'observation des formes du réel ce qui a pu inspirer cette peinture.

Ci dessous un parcours de l'exposition "Meta Ta Phusika"

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Crédit photo : Isabelle Arthuis

Si le travail photographique d'Isabelle Arthuis semble interroger les mécanismes de la vision, il propose également une appréhension du monde sur le mode philosophique. Réalisées en 2004 lors de sa résidence au Brésil, les 24 photographies d'éléments réèls, naturels ou architecturaux, rassemblés sous le titre Meta Ta Phusika (littéralement, "après la physique", en grec ancien) évoquent tantôt des coupes observées au microscope, tantôt des paysages lunaires et des visions cosmiques. Marquée par la découverte de l'abstraction brésilienne, l'artiste tente de retrouver dans l'observation de la réalité ce qui a pu inspirer cette peinture. En accentuant les contrastes de ses photographies noir et blanc, en jouant du brouillage des échelles et en alternant gros plans et vues lointaines, tirages positifs et négatifs, elle obtient des images très graphiques, presque abstraites.

"La première fois que j’ai vu la peinture abstraite brésilienne des années 50, et que j’ai connu par la suite le mouvement constructiviste, j’ai cherché alors à établir des ponts, des liens avec ce que je connaissais de l’histoire de l’abstraction en Europe. Si je dois parler, en termes de représentation photographique, du brésil, cela ne peut désormais se faire sans prendre en considération mon attachement avec cette peinture et ce que j’y ai perçu.

L’abstraction brésilienne est un état de conscience de la modernité. C’est une dimension de l’esprit, une conscience intense de l’espace infini, de l’immensité du territoire, de la densité du paysage et de ce qui s’y opère. La peinture concrète s’organise par des formes géométriques qui semblent conférer une élasticité sur la surface de l'image, telle une illusion d’optique. Les cercles, les mailles, les surfaces colorées et les formes abstraites décrivent des mouvements infinis, des espaces sans centre, ou plutôt avec un centre instable qui se déplace sans cesse et où le spectateur doit alors établir le bon mouvement pour en rechercher la gravité et l’origine. Il y a dans ces peintures, comme dans le paysage au sens large, de ce pays, une dimension métaphysique. Ce que l’on voit n’est pas toujours ce qui est. Il y a parfois comme un climat de tension et d’inquiétante étrangeté.

La réalité se métamorphose sans cesse. Les réflexions lumineuses et chromatiques créent alors sous nos yeux des combinaisons insolites des formes du réel.

Les photographies que j’ai réalisé à Rio de Janeiro tentent de saisir les formes du réel qui auraient pu inspirer et influencer les artistes brésiliens. C’est une recherche en quelque sorte vers les origines de l’abstraction et plus particulièrement de la peinture concrète. La forme se révèle devant la caméra, la lumière y joue ses métamorphoses. La géométrie découvre ses mécanismes.

L’image parfois s’inverse et change le sens de la lecture. Le noir dialogue avec le blanc, le lointain avec le proche, le positif avec le négatif, le devant avec le derrière. L’écriture et le rythme de la série mettent à jour des contrastes forts et incisifs, à l’échelle du paysage, du peuple et de la culture brésilienne Dans le temps suspendu de l’image photographique s’agence le souvenir des expériences visuelles avec ce réel instable et vivant. La lumière mange la forme. Le scintillement et l’éclat continu confèrent alors aux images leur mouvement si particulier.

Meta Ta Phusika, traduit du Grec « après la physique » est littéralement ici ce qui se passe une fois que la lecture formelle est achevée. Une autre dimension alors s’ouvre au-delà du réel, c’est une conversation intime avec l’esprit. Une expérience métaphysique en sorte."

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