D a v i d N a l - V a d
peinture - sculpture
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D e n i s R o u v r e
photographie
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"Co-incidence" un travail photographique de Denis Rouvre en duo avec le peintre - sculpteur David Nal-Vad. Peinture sur modèles vivants.
Artistes représentés par la Galerie GNG rue Visconti Paris 6ème
C’est une coïncidence qui mit Denis Rouvre sur le chemin de David Nal-Vad. Mais lorsque le peintre sculpteur franco-gabonais rencontre, en 1989 à
Libreville, celui qui deviendra photographe, ils ignorent tous deux que leur amitié profonde, brutale, les entraînera, près de vingt ans plus tard, dans une rencontre artistique.
En 1991, David installe son atelier à Paimpol, en Bretagne, pendant que Denis commence, à Paris, son travail de portraitiste. L’un photographie les sculptures de l’autre, fabrique sa mémoire
artistique. Cet enregistrement systématique des œuvres de David a imprégné Denis et fait naître une confiance viscérale entre les deux hommes. Au point de désirer confronter leurs travaux. En
1995 a lieu une première exposition, à Paris : « Portraits de chair, portraits de bois ». Vingt sculptures de David, représentant des femmes africaines, se mêlent à vingt tirages
grands formats de Denis, des nus d’hommes, de femmes, de vieillards et d’enfants. Dans la foulée, Denis propose à David de peindre sur ces tirages. Par superposition, les photographies deviennent
des toiles. En livrant son travail à David, Denis les rend pérennes, met fin à leur reproductibilité. Les co-incidences des deux hommes commencent sur ces vingt œuvres devenues communes, dans la
perte de contrôle acceptée du travail de l’un, livré au talent de l’autre.
Il faut sept ans, pour que David et Denis décident d’expérimenter une autre forme de rendez-vous artistique, puis encore deux pour qu’ils produisent ensemble une série d’œuvres nées de ces
co-incidences. Cette fois c’est un travail simultané, à trois : le modèle, le peintre et le photographe. Denis installe un modèle féminin en studio, le fait poser. Entre chaque prise de vue,
David intervient. Les coups de pinceaux prolongent les intentions du photographe. Les indications du photographe modifient le corps du modèle. Cette matière vivante inspire de nouveau le peintre.
De ce dialogue charnel, silencieux, naissent autant d’œuvres. Ni image, ni sculpture, elles sont des histoires vivantes, construites sans autre préméditation que ce rendez-vous de deux hommes.
Elles portent en elles la volonté acharnée de prolonger le travail de l’autre, d’accepter d’avancer, chacun à son tour, vers l’inconnu, et d’en revendiquer la globalité. C’est la part de l’autre
qui donne aux œuvres de David Nal-Vad et Denis Rouvre leur force sauvage.
L’exposition présente une quinzaine de sculptures de Nal-Vad
"A l'art comme à la guerre…"
Savoir détruire ce qui plaît trop.
Rendre dérisoire ce qui est sérieux et sérieux ce qui est dérisoire.
Savoir que Dieu, qui n'existe pas, nous ennuie pourtant très souvent.
Savoir que rien ne nous appartient, ou si peu !
Faire de ce peu l'essentiel.
S'émanciper des règles, voilà peut-être l'essentiel.
Savoir réfléchir, avec beaucoup d'inconscience.
Alors que tout est clair, avancer comme un aveugle.
Savoir que créer est un combat, et aller à son art comme on va à la guerre.
Savoir enfin que toute œuvre terminée est un échec !
Puisqu'elle oblige à continuer ses recherches.
David Nal-Vad
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"Menhir contemporain"
les élèves (CM2 de Fabienne Dufour)
de l'école Annick Pizigot, jeudi 9 octobre